Les 25 et 26 avril 2025, l’Assemblée Générale Élective (AGE) d’Amnesty International Burkina Faso s’est tenue à Dima Hôtel, à Tintilou, réunissant 72 militant.e.s pour un moment clé de bilan, de renouvellement et de mobilisation pour les Droits Humains. Cet événement a également été marqué par une forte collaboration régionale, notamment grâce à la participation significative d’Amnesty International Côte d’Ivoire, représentée par son Directeur Exécutif, Delmas Hervé KOKOU. Cette présence, aux côtés d’autres soutiens régionaux, a renforcé les échanges et la solidarité entre les sections d’Amnesty International en Afrique de l’Ouest.
Une contribution enrichissante d’Amnesty Côte d’Ivoire
La participation de Delmas Hervé KOKOU, Directeur Exécutif d’Amnesty International Côte d’Ivoire, a été un moment fort de l’AGE 2025. Présent physiquement à Tintilou, il a partagé les expériences de sa section, mettant en lumière les défis communs auxquels les défenseur.e.s des droits humains font face dans la région, notamment dans un contexte de crise sécuritaire et de restrictions de l’espace civique.



Lors de son intervention, il a présenté un documentaire produit par Amnesty Côte d’Ivoire, axé sur une campagne contre les expulsions forcées dans son pays.
Depuis janvier 2024, ces quartiers, identifiés comme à risque d’inondation dans le cadre d’un plan de démolition de 176 sites, ont été démolis, affectant des dizaines de milliers de personnes. Le documentaire met en lumière des expulsions menées sans notification adéquate, parfois avec violence, privant des enfants d’accès à l’éducation et 133 fermiers de leurs moyens de subsistance. Il appelle à la mise en œuvre urgente des mesures de soutien annoncées en mars 2024 par le district autonome d’Abidjan.
Cette présentation a suscité des discussions riches parmi les militant.e.s burkinabè, renforçant leur détermination à documenter et combattre les violations des droits humains dans des contextes similaire
Cette présentation a permis de souligner les similitudes entre les luttes menées au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire, tout en inspirant les militant.e.s burkinabè à explorer de nouveaux formats pour leurs campagnes.
Cette contribution s’inscrit dans une tradition de collaboration entre les sections d’Amnesty International en Afrique de l’Ouest, comme en témoigne la participation passée de Yves Boukary TRAORE, Directeur Exécutif d’Amnesty Burkina, à l’Assemblée Générale Ordinaire 2024 d’Amnesty Côte d’Ivoire à Abidjan. Ces échanges renforcent la solidarité régionale et permettent de partager des stratégies pour amplifier l’impact des actions en faveur des droits humains.
Soutien régional et des messages d’encouragement
L’AGE 2025 a également été marquée par des messages de soutien de sections voisines. Via une vidéo préenregistrée, Souleymane SOW, Directeur Exécutif d’Amnesty International Guinée, a adressé un message vibrant aux militant.e.s burkinabè.

Il a salué leur engagement indéfectible dans la défense des droits humains, qualifiant leur lutte de « noble et essentielle » face aux défis régionaux. Ce message a galvanisé les participant.e.s, rappelant l’importance d’une mobilisation collective à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest.
De plus, Tito WAMBUA, Coordonnateur régional chargé du renforcement des capacités, a également contribué à l’événement par une intervention vidéo. Il a encouragé les militant.e.s à faire preuve de résilience et à continuer leur engagement pour un avenir plus juste, soulignant l’importance de la formation et du renforcement des capacités dans un contexte régional marqué par l’insécurité et les violations des droits humains.


Ces interventions à distance ont illustré la puissance des outils numériques pour maintenir des liens solides entre les sections d’Amnesty International, même en l’absence physique.
La participation d’Amnesty Côte d’Ivoire et les messages de soutien de Guinée et de Tito WAMBUA ont enrichi les discussions de l’AGE 2025, qui s’est articulée autour de thématiques clés comme l’activisme digital, la justice climatique et la gouvernance interne. Ces échanges ont permis de renforcer les capacités des militant.e.s burkinabè tout en consolidant les liens avec les sections voisines.
Avec près de 13 000 membres actifs et plus de 150 000 supporters à travers le Burkina Faso, Amnesty International Burkina Faso continue de s’appuyer sur ces collaborations régionales pour amplifier son impact.
« Ensemble, nos voix transcendent les frontières pour défendre les droits humains et construire un avenir plus équitable. » Ces mots, partagés lors de l’AGE, reflètent l’esprit de solidarité qui a marqué cet événement. Amnesty Burkina réaffirme ainsi son engagement à travailler main dans la main avec ses partenaires régionaux pour promouvoir un monde où les droits humains sont respectés par tous.

